Lead
Nous pensons presque tous qu’il y a une différence objective entre ce qui est déjà passé, ce qui est présent et ce qui est encore à venir, que le temps s’écoule, et que l’univers est peuplé (entre autres) d’objets tridimensionnels qui changent à travers le temps tout en restant numériquement identiques. Ces idées de sens commun ont été sujettes à deux grands types d’attaques : des attaques sceptiques, qui mettent en doute l’intelligibilité même de ces idées, et des attaques basées sur la science, qui expliquent que notre conception ordinaire du temps et de ses habitants est réfutée par la physique contemporaine.

Lay summary

Contenu et objectifs

L’objectif du projet est de déterminer s’il est possible de défendre notre conception ordinaire du temps et de ses habitants contre ces deux types d’attaques. Le requérant principal a bon espoir qu’il est possible de le faire en employant une batterie d’outils conceptuels appropriés, à laquelle appartiennent des notions telles que celle de fondamentalité, de fondation, de réalité et de structure métaphysique. Il s’agira dans un premier temps de décrire avec précision la conception de sens commun et d’identifier et d’analyser les différentes attaques sceptiques et scientifiques contre cette conception, pour ensuite développer les outils conceptuels en question et les utiliser pour contrer ces attaques.

Contexte scientifique

Le projet se situe à un point de convergence entre deux lignes de recherche particulièrement actives depuis quelques années : (i) si les préoccupations de la philosophie des sciences ont été largement épistémologiques au 20ème siècle, elles se sont récemment nettement tournées vers la métaphysique, (ii) bien que l’emploi de notions telles que celles de fondamentalité, de fondation, etc. n’est pas nouveau dans les débats en philosophie des sciences et en métaphysique, la dernière décennie a été le témoin d’un véritable « boom » dans l’étude et l’application de ces notions, spécialement en métaphysique.