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Narcotic Medicines: How to define and regulate them in Switzerland?

English title Narcotic Medicines: How to define and regulate them in Switzerland?
Applicant Junod Valérie
Number 182477
Funding scheme Project funding (Div. I-III)
Research institution Ecole des Hautes Etudes Commerciales Université de Lausanne
Institution of higher education University of Lausanne - LA
Main discipline Legal sciences
Start/End 01.09.2019 - 29.02.2024
Approved amount 643'523.00
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Keywords (20)

addiction; law; pharmacists; narcotic; privacy; prisons; pharmaceutical; medicines; physicians; definition; gender; opioid; health care; pain; dependence; human rights; MUC; minors; substances under control; palliative care

Lay Summary (French)

Lead
Le mot stupéfiant évoque immédiatement des drogues illicites. Pourtant, en Suisse, de nombreux stupéfiants sont des médicaments qui ont été dûment testés et autorisés. La réglementation actuelle doit atteindre un équilibre entre deux impratifs opposés: contrôler un trafic illégal et dangereux et s'assurer que les substances nécessaires soient disponibles aux personnes atteintes dans leur santé. Trouver le "juste équilibre" entre ces deux objectifs est le sujet de débats animés et constitue le but de notre projet. Concrètement, notre projet a pour but d'analyser comment les produits qui satisfont à la fois la définition d'un stupéfiant (produit sous contrôle) et la définition d'un médicament sont réglementés en Suisse.
Lay summary
Trouver le juste équilibre entre l'objectif de faciliter l'accès et l'objectif d'assurer la santé et la sécurité publiques constitue le but de notre projet. Pour réglementer de manière adéquate ce secteur, de nombreuses questions difficiles doivent être tranchées. Quellle est la définition correcte à retenir du terme "stupéfiant"? Peut-il y avoir une frontière nette entre l'usage médical et l'usage non médical (par ex. l'usage récréationnel ou socio-culturell)?. Est-ce que la réglementation des médicaments dits stupéfiants doit nécessairement être plus stricte que celle applicable aux médicaments ordinaires.Concrètement, notre projet a pour but d'analyser comment les produits qui satisfont à la fois à la définiition d'un stupéfiant (produit sous contrôle) et à la définition d'un médicament sont réglementés actuellement en Suisse (en droit administratif, principalement).Après une analyser des textes de lois et directives, nous effectuerons des interviews auprès des experts médicaux (au sens large) pour mieux comprendre comment cette réglementation est interprétée et appliquée dans la pratique. Dans la dernière étape, nous identifierons les possibles améliorations à apporter au système, le but étant toujours de réaliser le meilleur équilibre entre les intérêts individuels et sociaux en jeu.
Direct link to Lay Summary Last update: 14.08.2019

Lay Summary (English)

Lead
Our project will analyze how products that meet both the (legal) definition of a “narcotic” and of a medicine (hereafter: medicines under control or “MUC”) are currently regulated in Switzerland. Additionally, through interviews with medical experts, our team will verify how the legal requirements are perceived and implemented in practice. In the final step, we seek to identify possible improvements to achieve this delicate balance that we mentioned. We will focus on Swiss law, taking into consideration international treaties, federal laws and regulations, cantonal texts as well as administrative guidelines and medical best practices.We hope to contribute to a better balance between access and control.
Lay summary

When hearing the word “narcotic”, one first thinks of illicit drugs. However, many so-called “narcotics” are medicines which have been duly tested and authorized, and hence are commonly dispensed by doctors. Indeed, there are a wide variety of “narcotic” medicines available in the market. They range from anti-cough syrup containing codeine to derivatives of heroin to treat pain or an opioid dependence syndrome, from cannabinoids to alleviate the pain of multiple sclerosis to sleeping pills, from stimulants such as Ritalin to lethal cocktail to assist in suicide, and from medicines to induce anesthesia for surgery to drugs to promote wakefulness in case of narcolepsy. As medicines, “narcotics” (more accurately referred to by health professionals as “substances under control” ) are indispensable to patients’ healthcare. However, current regulations regarding substances under control must balance two opposing imperatives: controlling substances trafficking on the one hand and ensuring patient access on the other hand. In other words, making sure that the right substance reaches the right person in the right dose at the right time, while preventing the opposite (wrong substance, wrong patient, wrong dosage, wrong time). Depending on the epoch, the pendulum between these two aims tends to swing in one or another direction. How to reach the proper balance has been the subject of heated debates in the medical and criminal enforcement communities for more than a century.

Regulating this sector gives rise to many difficult questions. To cite just a few: What is the legally appropriate definition of “narcotics”, respectively medicines? Can there be a clear frontier between medical use and non-medical (recreational use, socio-cultural use, neuro-enhancing use, etc.). Should the legal framework for “narcotic” medicines be stricter than the one applicable to “ordinary” medicines? How can controls achieve a positive cost-benefit balance?

Our project aims to analyze how products that meet both the (legal) definition of a “narcotic” and of a medicine (hereadter: medicine under control" or “MUC”) are currently regulated in Switzerland. Additionally, through interviews with medical experts, we will verify how the legal requirements are perceived and implemented in practice. In the final step, we seek to identify possible improvements to achieve this delicate balance that we mentioned. We will focus on Swiss law, taking into consideration international treaties, federal laws and regulations, cantonal texts as well as administrative guidelines and medical best practices.

 

Direct link to Lay Summary Last update: 14.08.2019

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Project partner

Abstract

Le mot stupéfiant évoque immédiatement des drogues illicites. Pourtant, en Suisse, de nombreux stupéfiants sont des médicaments qui ont été dûment testés et autorisés; ils sont donc communément utilisés et prescrits par les médecins. Il y a d'ailleurs une très large gamme de stupéfiants sur le marché. Ils vont des médicaments anti-toux à des dérivés d'opium pour soigner la douleur ou la dépendance aux opioïdes. En réalité, les stupéfiants (plus justement désignés par le vocable scientifique "substances sous contrôle") sont indispensables aux traitements des patients. Cependant, la réglementation actuelle doit atteindre un équilibre entre deux impratifs opposés: contrôler un trafic illégal et dangereux et s'assurer que les substances nécessaires soient disponibles aux personnes atteintes dans leur santé. Suivant l'époque, l'équilibre décidé entre ces deux préoccupations majeures a varié, allant parfois d'un excès à l'autre. Comment trouver le "juste équilibre" entre ces deux objectifs est le sujet de débats animés et constitue le but de notre projet. Pour réglementer de manière adéquate ce secteur, de nombreuses questions difficiles doivent être tranchées. Quelle est la définition correcte à retenir du terme "stupéfiant"? Peut-il y avoir une frontière claire entre l'usage médical et l'usage non-médical (par ex. récréationnel ou socio-culturel) Est-ce que la réglementation des médicaments stupéfiants doit être plus stricte que celle applicable aux médicaments ordinaires? Concrètement, notre projet a pour but d'analyser comment les produits qui satisfont à la fois la définition d'un stupéfiant (produit sous contrôle) et la définition d'un médicament sont réglementés en Suisse. Après une analyse des textes de lois et directives, nous effectuerons des interviews auprès des experts médicaux (au sens large) pour comprendre comment cette réglementation est comprise et appliquée dans la pratique. Dans la dernière étape, nous identifierons les possibles améliorations à apporter au système actuel, le but étant toujours de réaliser le meilleur équilibre entre les intérêts individuels et sociaux.
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