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Des goûts et des industries. La fabrique industrielle des goûts aux 19e et 20e siècles

English title Of Taste and Industries. The industrial taste factory in the 19th and 20th Centuries
Applicant Huguenin Régis
Number 128892
Funding scheme Scientific Conferences
Research institution Institut d'Histoire Faculté des Lettres et des Sciences Humaines Université de Neuchâtel
Institution of higher education University of Neuchatel - NE
Main discipline General history (without pre-and early history)
Start/End 01.11.2009 - 31.01.2010
Approved amount 8'000.00
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All Disciplines (2)

Discipline
General history (without pre-and early history)
Swiss history

Keywords (9)

Industrie; Goût; Agro-alimentaire; Entreprise; Consommation; Taste; industry; enterprise; food history

Lay Summary (French)

Lead
Lay summary
Ce colloque a pour ambition d'établir des ponts entre alimentation et industrie essentiellement au travers d'études de cas qui porteront sur différentes aires culturelles du goût. Il s'agira de mieux comprendre comment le concept de goût est appréhendé par les entreprises agroalimentaires, de déterminer de quelle marge de manoeuvre elles disposent pour innover et créer de nouveaux produits et pourquoi ces goûts sont acceptés/rejetés par les consommateurs.De par l'importance de cette industrie en Suisse dans les domaines des biscuits, des boissons, du chocolat (Nestlé, Suchard, Tobler, Lindt, Nespresso, Henniez, Feldschlösschen…) et vu la relative pauvreté des recherches historiques sur le sujet (généralement des plaquettes commémoratives éditées par les entreprises elles-même), ce colloque international doit permettre de mieux comprendre la situation suisse parmi ses voisins européens.Le premier axe de recherche touche à la production industrielle du goût par l'émergence d'entreprises agroalimentaires. Quelle place occupe le goût dans un système industriel qui vise une production de masse ? En quoi consistent la recherche et l'innovation en matière de goût au sein de ces entreprises ? Les buts recherchés sont-ils de reproduire des goûts connus des consommateurs ou, au contraire, de créer de nouveaux goûts pour s'accaparer de nouveaux marchés ? Les industries s'attachent-elles à préserver les qualités des produits dans la fabrication du goût ?Le second axe touche et à la consommation du goût. Par quels moyens les entreprises présentent-elles le goût ? Le vocabulaire sensoriel étant limité, comment une industrie communique sur la notion de goût ? En d'autres termes, comment l'industrie " fait goûter " au consommateur un produit qu'il ne peut évaluer qu'au travers de son emballage ?Il s'agit encore de s'interroger sur les statuts et les usages culturels des produits. Du point de vue du public, la consommation de masse équivaut-elle à une standardisation du goût? Quelles distinctions le consommateur opère-t-il sur les qualités des produits qu'il a à disposition ? Le colloque se tiendra au Musée d'art et d'histoire de la ville de Neuchâtel dont l'exposition temporaire Le monde selon Suchard apportera un éclairage sur différents aspects de cette problématique. En collaboration avec la Société d'histoire et d'archéologie du canton de Neuchâtel, le colloque vise à toucher un public large intéressé par les questions actuelles liées à la consommation, au goût et à la sécurité alimentaire.Les communications, sélectionnées par un jury feront l'objet d'une publication durant l'année suivant le colloque.
Direct link to Lay Summary Last update: 21.02.2013

Responsible applicant and co-applicants

Abstract

Le goût a un caractère polysémique, avec un sens propre, gustatif, et un sens figuré, esthétique. Partant de ce donné, plusieurs champs d’investigation s’ouvrent aux chercheurs.Le premier axe de recherche touche à la production industrielle du goût par l’émergence d’entreprises agroalimentaires. Quelle place occupe le goût dans un système industriel qui vise une production de masse ? En quoi consistent la recherche et l’innovation en matière de goût au sein de ces entreprises ? Les buts recherchés sont-ils de reproduire des goûts connus des consommateurs ou, au contraire, de créer de nouveaux goûts pour s’accaparer de nouveaux marchés ? Les industries s’attachent-elles à préserver les qualités des produits dans la fabrication du goût ?Le second axe touche et à la consommation du goût. Par quels moyens les entreprises présentent-elles le goût ? Le vocabulaire sensoriel étant limité, comment une industrie communique sur la notion de goût ? En d’autres termes, comment l’industrie « fait goûter » au consommateur un produit qu’il ne peut évaluer qu’au travers de son emballage ? Il s’agit encore de s’interroger sur les statuts et les usages culturels des produits. Du point de vue du public, la consommation de masse équivaut-elle à une standardisation du goût ? Quelles distinctions le consommateur opère-t-il sur les qualités des produits qu’il a à disposition ?Au travers de ces deux axes principaux, ce colloque a pour ambition d’établir des ponts entre alimentation et industrie essentiellement par des études de cas qui porteront sur différentes aires culturelles du goût. Il s’agira de mieux comprendre comment le concept de goût est appréhendé par les entreprises agroalimentaires, de déterminer de quelle marge de manœuvre elles disposent pour innover et créer de nouveaux produits et pourquoi ces goûts sont acceptés ou rejetés par les consommateurs.
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