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Edmond Gilliard et la vie culturelle romande d'un après-guerre à l'autre (1920-1950): portrait de groupe avec maître

Applicant Clavien Alain
Number 109285
Funding scheme Project funding (Div. I-III)
Research institution Chaire d'Histoire Contemporaine Générale et Suisse Université de Fribourg
Institution of higher education University of Fribourg - FR
Main discipline Swiss history
Start/End 01.11.2005 - 28.02.2009
Approved amount 370'488.00
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Keywords (5)

histoire culturelle; histoire littéraire; Suisse romande; histoire suisse; histoire culturelle littérature en Suisse romande

Lay Summary (French)

Lead
Lay summary

Edmond Gilliard (1875-1969) est un personnage central de la vieculturelle romande de l’entre-deux-guerres et de l’immédiat après-guerre,dont l’action se décline sur plusieurs modes: auteur, conférencier,animateur, inspirateur. Paradoxalement, c’est peut-être la quatrièmemodalité d’action, la plus discrète, qui fut la plus fructueuse:enseignant au charisme rare, Gilliard est, dès la fin des années vingt, laréférence d’un groupe d’anciens élèves nés au tournant du siècle, parmilesquels Alfred Wild (1899), René Bovard (1900), Pierre Beausire (1902),Jean Descoullayes (1903), Daniel Simond (1904), Louis Junod (1906),Gilbert Trolliet (1907), et, plus tard, François Lachenal (1918), qu’ilconseille tant dans leur quête existentielle que dans leurs travauxlittéraires, et dont il discute et soutient les projets de publication, derevue, de maison d’édition… Face à la statue du Commandeur que représentealors dans le champ littéraire romand un Ramuz au faîte de son succès,Gilliard fait figure de pôle anti-ramuzien et sert de référence à touteune mouvance de jeunes intellectuels qui se réclament de lui. Trèscritique face à l’establishment vaudois, intéressé par la politique etflirtant un court moment avec l’extrême-droite maurrassienne avant depasser à gauche, défendant la notion d’engagement de l’intellectuel, l’enseignant détonne et il aura plusieurs fois maille à partir avec lesmilieux officiels et la presse bourgeoise de l’époque. Entre sesinitiatives - création, avec Paul Budry, de la revue Cahiers vaudois queprolongent les éditions des Cahiers vaudois, création des éditions duVerseau (1925), création des éditions des Lettres de Lausanne (1928) - etses «inspirations» - création de la revue Présence, de la revue Suisseromande, parrainage de l’hebdomadaire La Semaine, création des éditionsdes Trois Collines, création de la revue Traits, création des revuesCarreau puis Carrérouge -, il est mêlé à la constitution d’élémentscentraux dans l’économie de la vie culturelle romande.
Plus qu’à laseule biographie en contexte d’Edmond Gilliard, c’est à l’étude d’unréseau agissant que ce travail voudrait se consacrer, en se basantessentiellement sur une prodigieuse source inédite: les nombreusescorrespondances d’Edmond Gilliard, plus de trois mille lettres, en partieclassées, en partie à classer. Cette correspondance suivie, régulière etsouvent très personnelle avec plusieurs des principaux acteursintellectuels de l’époque devrait permettre un réel renouvellement denotre connaissance de la vie culturelle romande entre 1920 et 1950.
Direct link to Lay Summary Last update: 21.02.2013

Responsible applicant and co-applicants

Employees

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