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Original article (non peer-reviewed)

Volume (Issue) 2020
Page(s) 890 - 938

Open Access

URL https://archive-ouverte.unige.ch/unige:149762
Type of Open Access Green OA Embargo (Freely available via Repository after an embargo)

Abstract

La Convention européenne des droits de l’homme (CEDH) et la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant (CDE) ont eu un impact fondamental sur le système de protection de l’enfant en Suisse. Cette contribution propose une analyse dans une perspective historique, en retraçant l’évolution du droit suisse en matière de placement de l’enfant entre l’entrée en vigueur du Code civil le 1er janvier 1912 et l’entrée en vigueur du nouveau droit de la protection de l’adulte et de l’enfant le 1er janvier 2013. L’article s’intéresse d’abord au droit du placement entre 1912 et 1981, qui était pluriel et comprenait des composantes civiles, publiques, pénales, de droit fédéral, de droit cantonal, de droit matériel et de droit formel. Ce droit pluriel posait peu de limites à des pratiques arbitraires et abusives de placement d’enfants signalées par les victimes, et faisant actuellement l’objet d’une réévaluation historique. La seconde partie de l’article est dédiée à la ratification de la CEDH et de la CDE par la Suisse. Sous leur influence, un meilleur cadre juridique est établi à partir des années 1970, garantissant notamment expressément le droit d’être entendu et d’autres droits procéduraux des parents et des enfants. Vers la fin de la période étudiée, au tournant du XXIe siècle, la mise en œuvre de l’art. 12 CDE relatif au droit de l’enfant à participer à toute procédure le concernant est cependant toujours incomplète. Ainsi, le manque de professionnalisme des autorités cantonales de tutelle constitue un obstacle principal à la réalisation des droits procéduraux des parents et des enfants. Die Europäische Menschenrechtskonvention (EMRK) und die UNO-Konvention über die Rechte des Kindes (KRK) haben das Kindesschutzsystem in der Schweiz grundlegend geprägt. Dieser Beitrag bietet eine Analyse aus historischer Perspektive, indem er die Entwicklung des schweizerischen Rechts der Platzierung von Kindern zwischen dem Inkrafttreten des Schweizerischen Zivilgesetzbuches am 1. Januar 1912 und dem Inkrafttreten des neuen Kindes- und Erwachsenengesetzes am 1. Januar 2013 nachzeichnet. Der Aufsatz konzentriert sich zunächst auf das Recht der Platzierung, das zwischen 1912 und 1981 galt, das plural war und zivilrechtliche, öffentlichrechtliche, strafrechtliche, eidgenössische, kantonale, materielle und formelle Komponenten umfasste. Dieses plurale Recht begrenzte kaum die willkürlichen und missbräuchlichen Praktiken der Unterbringung von Kindern, die von ihren Opfern berichtet werden, und derzeit einer historischen Aufarbeitung unterzogen werden. Ein zweiter Teil des Beitrags ist der Ratifizierung der EMRK und der KRK durch die Schweiz gewidmet. Unter ihrem Einfluss wurde ab den 1970er Jahren ein verbesserter Rechtsrahmen geschaffen, der insbesondere das rechtliche Gehör und andere Verfahrensrechte von Eltern und Kindern ausdrücklich garantiert. Gegen Ende des untersuchten Zeitraums, an der Wende zum 21. Jahrhundert, ist die Umsetzung von Art. 12 KRK betreffend das Recht des Kindes auf Partizipation an allen es betreffenden Verfahren jedoch noch unvollständig. Die mangelnde Professionalität der kantonalen Vormundschaftsbehörden stellt zudem ein wesentliches Hindernis für die Verwirklichung der Verfahrensrechte von Eltern und Kindern dar.
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