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Le blâme pour les croyances irrationelles peut-il se passer d'agentivité?

Type of publication Peer-reviewed
Publikationsform Original article (peer-reviewed)
Author van Loon Marie,
Project Irrationality
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Original article (peer-reviewed)

Journal Klēsis - Revue Philosophique
Page(s) 1
Title of proceedings Klēsis - Revue Philosophique

Abstract

Dans son article, « Epistemic responsibility and epistemic agency », Pascal Engel défend que la notion d’agence épistémique telle qu’elle est utilisée par une position qu’il appelle « kantienne » n’a de sens qu’à titre métaphorique et que la responsabilité épistémique pour les croyances est possible sans agence épistémique. Dans ce papier, je montre que la notion de responsabilité pour les croyances qu’Engel propose remplit certains desiderata cruciaux d’une théorie de la responsabilité pour les croyances réussie. Ici je suis intéressée par deux desiderata en particulier : (a) rendre compte du blâme pour certaines croyances qui intuitivement méritent d’être blâmée ; et (b) éviter de produire des résultats contre-intuitifs, c’est-à-dire de tenir des sujets responsables pour leur croyance alors qu’ils ne le semblent pas. Je commence par résumer le problème de l’agence épistémique. Je situe et explique ensuite la position de Pascal Engel dans le débat. J’applique ensuite sa position à deux cas de croyances irrationnelles : un cas de croyance irrationnelle pour lequel on blâme habituellement les sujets, les croyances issues de la duperie de soi, et un cas qu’on juge généralement exempt de blâme, les croyances délirantes.
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