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Le développement de la compétence d’interaction en langue seconde : une comparaison entre deux groupes d’apprenants du français

Type of publication Peer-reviewed
Publikationsform Contribution to book (peer-reviewed)
Publication date 2011
Author Pochon-Berger Evelyne, Pekarek Doehler Simona,
Project Tracking interactional competence in a second language: a longitudinal study of actional microcosms (TRIC - L2)
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Contribution to book (peer-reviewed)

Book Quand les sciences du langage se mettent à dialoguer – échanges en linguistique, didactique et acqui
Editor , Trévisiol Pascale
Publisher Orizons, Paris
Page(s) 243 - 260
ISBN 978-2-296-08802-3
Title of proceedings Quand les sciences du langage se mettent à dialoguer – échanges en linguistique, didactique et acqui

Abstract

La compétence d’interaction représente aujourd’hui plus que jamais un topo central des débats éducatifs et scientifiques dans le domaine de l’acquisition des langues secondes/étrangères (L2). Avec l’insistance croissante sur l’enseignement communicatif (et actionnel, en tant que nouvelle approche évoquée dans le CECR) des langues dans les politiques éducatives à travers l’Europe, les capacités d’interaction ont gagné le statut de compétence de base (une cinquième compétence, qui complète les compétences d’expression et de compréhension écrites et orales). La définition de la compétence d’interaction reste toutefois vague, les descriptifs qui y sont relatifs sont largement sous-spécifiés (voir le Portfolio Européen des Langues) et les critères opérationnels pour son évaluation font toujours défaut. De manière plus générale, de nombreuses voix critiquent l’attachement de la notion même de compétence à une conception essentiellement monologale (et monolingue ; Lüdi, 2006) du fonctionnement langagier (De Pietro, 2002 ; Pekarek Doehler, 2006 ; Vasseur, 2002 ; Young, 2003) impliquant un focus analytique sur la compétence pour parler plutôt que la compétence pour interagir (mais voir Kramsch, 1986). Plusieurs courants de la recherche acquisitionniste soulignent actuellement le besoin de mieux connaître le développement spécifiquement interactif des apprenants d’une L2. Suite aux travaux classiques en analyse conversationnelle d’orientation ethnométhodologique, le courant récent « CA-SLA » (Conversation Analysis in the field of Second Language Acquisition ; voir Firth & Wagner, 2007) et les études interactionnistes francophones (Bange, 1992 ; De Pietro, Matthey & Py, 1989 ; Dausendschön-Gay & Krafft, 1994) nous ont permis de mieux comprendre les spécificités des pratiques interactives en L2. Cependant, une compréhension détaillée de ce que représente le développement interactif en L2 fait encore sérieusement défaut. Les éléments cités profilent une demande urgente, émanant de plusieurs domaines de la recherche et de la pratique, pour une meilleure compréhension de la compétence d’interaction. Dans cette contribution, nous proposerons d’abord une définition praxéologique de la compétence d’interaction (pt. 2). Dans un second temps, nous présenterons nos données et nos procédures d’analyse (pt. 3). La partie centrale de cette contribution (pt. 4) sera consacrée à la présentation d’une étude pseudo-longitudinale portant sur un « microcosme actionnel » – la gestion du désaccord – en classe de français L2. Par le biais de l'étude d'une activité sociale particulière, nous visons ainsi à apporter un éclairage sur la nature de la compétence d'interaction en L2 et son développement.
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