Lead
Les virus de la famille de l’herpès peuvent causer plusieurs types d’infections, la plupart du temps banales, se résolvant spontanément mais aussi des maladies beaucoup plus sévères et mortelles comme l’encéphalite herpétique (HSE). L’HSE est associée à un taux de mortalité d’environ 70% en l’absence de traitement antiviral et affecte un individu apparemment « immunocompétent » sur 250’000-500'000 individus par an, avec une répartition par âge bimodale, comprenant les enfants et les adultes de plus de 50 ans.Le but de ce projet est d’identifier les variants génétiques rares qui pourraient expliquer la survenue de l’encéphalite herpétique chez les enfants et les adultes, et de les caractériser fonctionnellement. Ce projet vise également à détecter des variants génétiques communs associés à la réactivation des infections causées par le virus de l’herpès chez des patients immunodéprimés; cette réactivation étant plus fréquente et sévère que chez des individus immunocompétents.

Lay summary

Dans la première partie de ce projet, nous continuerons à collecter des échantillons biologiques chez des patients développant une encéphalite herpétique et des membres de leur famille. Le séquençage des exomes permettra d’identifier les variants génétiques associées à la prédisposition à l’encéphalite herpétique. L’impact fonctionnel de ces variants sera estimé en utilisant des approches expérimentales in vitro, ex vivo et chaque fois que cela sera possible en utilisant un modèle animal de HSE.

La pertinence physiologique de ces variants sera évaluée en utilisant des technologies de différentiation cellulaire spécifiques au cerveau, à partir de cellules souches pluripotentes issues des patients et des membres de leur famille. Cette étude permettra de mieux comprendre la physio-pathologie de l’HSE.

Dans la deuxième partie du projet, nous déterminerons si des variants génétiques communs influent la sensibilité aux infections causées par le virus de l’herpès chez des receveurs d’organe(s) solide(s) en utilisant successivement une approche « gène candidat » et une approche à l’échelle du génome (GWAS). Cette étude pourrait améliorer la prévention et le traitement des infections causées par le virus de l’herpès chez les patients immunodéprimés.

Dans sa globalité, ce projet aidera à comprendre s’il existe un continuum reliant, pour des mêmes gènes ou voies de signalisation, des variants génétiques rares à des variants génétiques communs, dans le contexte des infections causées par le virus de l’herpès.