Lead
La transplantation pulmonaire est le traitement de choix des maladies respiratoires terminales. Les infections bactériennes limitent la survie du greffon. Le projet explore la possibilité d’exploiter les compétitions microbiennes et les bactériophages pour prévenir l’infection du greffon par des bactéries.

Lay summary

Introduction : 
La transplantation pulmonaire reste l’unique solution thérapeutique pourdes patients souffrant de mucoviscidose ou de bronchite chronique obstructiveMalgré les progrès récents dans les suivis post-transplantation, la survie après transplantation pulmonaire reste inférieure (75% après 3 ans) comparée à d’autres transplantations d’organe. La raison principale sont les infections par des bactéries dues à l’exposition directe du poumon avec l’environnement, favorisées par immunosuppression importante de ces patients. Pseudomonas aeruginosainfecte fréquemment le greffon pulmonaire, particulièrement chez les patients atteints de mucoviscidose. Ce germe est difficile à éradiquer à cause de nombreux mécanismes de résistance aux antibiotiques. Les découvertes récentes soulignant le rôle du microbiote dans différentes pathologies suggèrent la possibilité d’utiliser les prédateurs naturels de ces pathogènes, comme par exemple la flore endogène et les bactériophages, pour prévenir l’infection du greffon.

 

Objectifs:
Le but du projet est d’utiliser une collection préexistante d’échantillons respiratoires pour analyser l’évolution du microbiote pulmonaire après la transplantation en séquençant l’ADN bactérien. La comparaison des microbiomes de patients colonisés ou non par P. aeruginosadevrait permettre d’identifier des représentants compétiteurs naturels présent dans le microbiote. Des cultures de cellules épithéliales pulmonaires seront utilisées pour tester l’efficacité de ces compétiteurs et de bactériophages pour prévenir l’infection par P. aeruginosa.

 

Significance:
L’absence de nouveaux antibiotiques et la dissémination de gènes de résistances a fortement réduit l’arsenal thérapeutique. Le développement de nouvelles stratégies est nécessaire. Le projet se base sur les récents progrès dans l’analyse du microbiome et d’approches thérapeutiques utilisant des transferts de microbiote pour traiter des infections à Clostridium difficile. Ces résultats probants devraient encourager la recherche sur les compétitions bactériennes et l’utilisation de bactériophages pour prévenir et/ou guérir des infections chez les patients transplantés. L’avantage étant une médication ciblée au pathogène et adaptée au patient.