Lead
Ce projet vise à étudier l’apport d’une nouvelle technique de stabilisation des mouvements respiratoires en imagerie thoracique. L’influence sur la qualité d’image sera analysée ainsi que son impact pour la prise en charge de pathologies, en particulier le nodule pulmonaire. Des corrélations avec des données issues de différentes modalités seront effectuées.

Lay summary
L’imagerie de la plupart des pathologies thoraciques repose sur les examens scannographiques (CT). C’est en particulier le cas pour la détection, le suivi et la caractérisation de nodules pulmonaires, une tomographie par émission de positons (PET) étant indiquée en complément dans certaines situations. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) représente néanmoins une alternative non irradiante grâce en particulier au développement de séquences dédiées à l’étude du parenchyme pulmonaire. L’une des limitations majeures reste cependant le contrôle des artefacts respiratoires.

Nous avons récemment développé une technique permettant de réaliser un examen IRM ou PET en fin d’inspiration lors d’une « apnée » assistée par un appareil de ventilation à haute fréquence. Des périodes de stabilisation respiratoire continue de plusieurs minutes en fin d’inspiration sont ainsi atteignables, et permettent des acquisitions prolongées en IRM améliorant ainsi la qualité des images.

Le présent projet vise à déterminer l’impact de cette amélioration pour la prise en charge notamment des patients avec nodule pulmonaire. Les performances de l’IRM seront comparées avec celles de la méthode de référence actuelle (CT scan et PET lorsque requis) et les données histologiques si disponibles. La possibilité de combiner de façon fiable des données acquises avec l’aide de la ventilation à haute fréquence en IRM et en PET sera également étudiée.