Lead
Les infections post transplantation pulmonaire, en particulier par Pseudomonas aeruginosa, sont fréquentes et mettent en danger la survie du greffon. Ces bactéries proviennent souvent des sinus du recevoir et sont en compétition dans le greffon avec le microbiome du donneur. Une meilleure compréhension de la compétition entre microorganismes, et de l’adaptation au microenvironnement du greffon, sont nécessaires pour développer de nouvelles stratégies prévenant cette réinfection et améliorer la survie des patients transplanté pulmonaire.

Lay summary

?La transplantation pulmonaire est acceptée comme traitement de dernier recours de l’insuffisance respiratoire terminale. Malheureusement les résultats de survie après transplantation pulmonaire sont moins bons en comparaison avec d’autres organes solides. Ceci est essentiellement dû à des infections du poumon transplanté. Prévenir les infections pulmonaires post-transplantation est par conséquent une priorité. Plus de 90% des patients souffrant de mucoviscidose sont chroniquement infectés par Pseudomonas aeruginosa. Malheureusement cette bactérie réinfecte le poumon transplanté à partir des sinus. Cette réinfection survient malgré une adaptation de longue date des souches de Pseudomonas à un microenvironnement « mucoïde » et une compétition entre ce pathogène et la flore microbienne résidant du poumon du donneur. Une meilleure compréhension des mécanismes expliquant cette réinfection est essentielle pour définir de nouvelles thérapies préventives.Dans un projet de recherche soutenu auparavant par le FNS, nous avons pu collectionner plus de 338 échantillons respiratoires profonds de patients transplantés pulmonaire. Nous avons démontré que la réinfection survient dans les premiers jours post-transplantation. Le projet actuel prévoit de déterminer le rôle de la formation de biofilm et du système de sécrétion de type VI dans la réinfection par Pseudomonas aeruginosa (partie A), d’analyser la fonction de gènes identifiés auparavant et impliqués dans la compétition avec le Staphylococcus aureus et de former un microbiome artificiel pour de nouvelles expériences de compétition in vitro (partie B), de développer un nouveau modèle ex-vivo de co-cultures directement sur des cultures de cellules épithéliales respiratoires en présence d’antibiotiques et de thérapies immunosuppressive (partie C). Les résultats de nos expériences devraient permettre d’identifier de nouvelles stratégies interférant avec la réinfection post-transplantation du greffon, en améliorant ainsi la survie du greffon.