Lead
Si les théories du signe font de l’entier du réel un texte à décoder et de toute expérience un rapport à l’objet médiatisé par une interprétation, les théoriciens contemporains de l’image, souvent héritiers de la phénoménologie, cherchent à mettre en évidence la spécificité prédiscursive de l’image, son irréductibilité au signe afin de rendre compte de son pouvoir spécifique. Ces deux approches peuvent-elles véritablement s'exclure? C'est ce que met en question ce travail.

Lay summary

Contenu et objectifs du travail de recherche

Ce travail de recherche propose une théorie de la marque graphique permettant d'éclairer le rapport entre écriture et dessin et de prolonger de façon critique le débat mené au sein des nouvelles théories de l’image depuis les années 1990 en Allemagne en réaction aux « théories du signe » avant tout francophones (sémiotique, sémiologie, structuralisme et poststructuralisme). 

Il s'agit premièrement de questionner de façon critique, à partir de phénomènes graphiques "limites" mis en scène dans l'art contemporain, en particulier conceptuel et minimal, les conceptions sémiotiques et phénoménologiques du rapport entre image et langage et les dichotomies sur lesquelles elles se fondent (iconicité vs. discursivité, montrer vs. dire, simultanéité vs. succession etc). Deuxièmement, il s’agit de repenser ou de découvrir les critères permettant de concevoir les modes spécifiques de discursivité du dessin et d’iconicité de l’écriture. Finalement il s’agit de montrer que l’« autre » du discursif est moins l'iconique que l’haptique, concept clé sur lequel débouche cette recherche et qui doit ouvrir une nouvelle perspective aux théories de l’image et de l’écriture.

Contexte scientifique et social du projet de recherche

En mettant en question les dichotomies sur lesquelles se fondent les théories de l'image et du signe, ce travail de recherche ouvre de nouvelles perspectives au débat contemporain autour de l'image.