Lead
Une perspective historique des relations entre les domaines résidentiels et la cité, mettant en contraste la vision des architectes, selon laquelle ces domaines formeraient des entités quasi autonomes, et les réalités de leur intégration infra-structurale et matérielle dans le tissu urbain.

Lay summary

Cette recherche sera focalisée sur les domaines résidentiels urbains, soit des ensembles urbains comprenant deux ou plusieurs immeubles résidentiels d’une densité de population de moyenne à haute, conçus à peu près à la même époque et avec un niveau d’administration commune. La notion de tels domaines, conçus à l’origine comme des oasis d’hygiène et de civilité, sis en dehors de la ville menaçant ruine, a été propagée tout au long du 20e siècle. Cette fiction, étonnement persistante, d’un domaine habitable formant une unité ordonnée et autonome a manqué de prendre en compte et de traiter les contradictions et les conflits de la ville industrielle.

Le présent projet examine le rapport entre l’ordonnancement limité des nouvelles cités et le plus large ordonnancement urbain, formulé en tant que dialectique de l’autonomie et de l’intégration. La manière dont ces cités sont reliées à la ville soulève des problèmes concernant le statut social de la famille et de la communauté. La recherche examinera comment sont projetées et utilisées les aires dites « communes » et les territoires partagés, mettant en lumière les conséquences sociales des décisions architecturales. À un niveau plus abstrait, l’analyse s’oriente vers des questions concernant le rapport entre l’urbanisme et l’architecture, d’une part, et l’habitation, passant des qualités matérielles des bâtiments à leur signification culturelle.