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À l'instar d'Albert Anker, Cuno Amiet et Ferdinand Hodler, nombreux furent les artistes suisses à se former à l'étranger, faute d'école des beaux-arts nationale. Les capitales artistiques prisées alors étaient Paris, Munich, Dresde, Rome et Florence. Ce projet s'intéresse précisément au parcours du peintre impressionniste et fauviste Louis de Meuron (1868-1949), qui a séjourné près de huit années à Paris et n'a cessé d'y revenir pour se tenir informé des expositions et de l'émulation artistique.

Lay summary

Contenu et objectifs du travail de recherche

À la fin du XIXe siècle, époque complexe marquée par de nombreux bouleversements historiques, artistiques et socio-culturels, la capitale française était le creuset de l'art ancien et avant-gardiste. Les jeunes artistes venus du monde entier avaient la possibilité de suivre une formation polymorphe, entre cursus académiques officiels et institutions alternatives. De fait, Louis de Meuron s'est essentiellement formé dans l'atelier du maître académiste Luc-Olivier Merson et à l'académie Colarossi, et, parallèlement, fréquentait assidûment le Louvre.

Premièrement, ce projet de recherche étudiera le contexte historique et socio-culturel de la formation et de l'émulation artistiques à Paris entre 1850 et 1950. Deuxièmement, il s'agira d'examiner les enjeux d'un séjour à l'étranger pour un artiste suisse sous l'éclairage du parcours à la fois symptomatique et paradigmatique de Louis de Meuron. Enfin, sera analysée la façon dont le peintre, à son retour au pays, a négocié ses acquis artistiques et son art personnel dans le contexte suisse et européen.

Contexte scientifique et social du projet de recherche

Ce projet documentera et analysera les enjeux de l'adaptation des savoirs et des acquis artistiques face au public suisse. L'étude de la trajectoire du peintre Louis de Meuron, témoin et acteur d'une époque artistique complexe, contribuera à une meilleure compréhension de l'histoire de l'art neuchâteloise et suisse.