Project

Back to overview

Does teleworking lead to sustainable mobility practices? Knowing and overcoming space-time rebound effects

English title Does teleworking lead to sustainable mobility practices? Knowing and overcoming space-time rebound effects
Applicant Rérat Patrick
Number 192304
Funding scheme Project funding (Div. I-III)
Research institution Institut de géographie et durabilité Faculté des géosciences et de l'environnemen Université de Lausanne
Institution of higher education University of Lausanne - LA
Main discipline Social geography and ecology
Start/End 01.02.2021 - 31.01.2025
Approved amount 448'384.00
Show all

Keywords (5)

commuting; work; residential mobility; daily mobility; telework

Lay Summary (French)

Lead
Il existe un large consensus politique sur le télétravail comme moyen de mettre en œuvre la transition vers une mobilité durable en diminuant le nombre de déplacements, la congestion des infrastructures et la consommation d'énergie. Mais les choses sont-elles vraiment aussi évidentes en ce qui concerne les différentes formes de mobilité spatiale ? Dans le cadre de cette recherche, nous souhaitons développer une vision critique des liens entre les pratiques de télétravail et les mobilités résidentielles et quotidiennes. Nous proposons ainsi d'évaluer les éventuels "effets rebond spatio-temporels" du télétravail.
Lay summary

Il existe un large consensus politique sur le télétravail comme moyen de mettre en œuvre la transition vers une mobilité durable en diminuant le nombre de déplacements, la congestion des infrastructures et la consommation d'énergie. Mais les choses sont-elles vraiment aussi évidentes en ce qui concerne les différentes formes de mobilité spatiale ? Dans le cadre de cette recherche, nous souhaitons développer une vision critique des liens entre les pratiques de télétravail et les mobilités résidentielles et quotidiennes. Nous proposons ainsi d'évaluer les éventuels "effets rebond spatio-temporels" du télétravail. Ce projet vise à répondre à trois questions de recherche :

(1) "Où les gens travaillent-ils ? Cette question n'est pas aussi évidente qu'il n'y paraît à première vue. Des tendances telles que l'augmentation des temps et des distances de déplacement, le potentiel de la numérisation ainsi que les restructurations économiques (la transition vers une économie de la connaissance) et les changements sur le marché du travail (les contrats de courte durée, les emplois à temps partiel) montrent que le lieu où les gens travaillent est en train d'être redéfini. Trois formes principales de télétravail peuvent être identifiées : Le télétravail à domicile (y compris résidence secondaire), le télétravail itinérant (par exemple dans le train) et le télétravail dans des tiers-lieux (dédiés, comme les espaces de co-working, ou non, comme les cafés)

(2) "Quels sont les effets du télétravail sur la mobilité quotidienne et résidentielle ?" Cela soulève la question d'un éventuel "effet rebond spatio-temporel". En d'autres termes, la réduction de la fréquence des trajets domicile-travail pourrait générer d'autres tendances (par exemple, une plus grande tolérance à la pendularité de longue distance, une augmentation des trajets pour d'autres motifs, une tendance à la multirésidentialité, une diminution de la mobilité résidentielle).

(3) "Pourquoi les gens télétravaillent-ils ? Cette question porte sur les motivations, les incitations et les arbitrages qui conduisent au télétravail ainsi que sur sa temporalité. Nous prévoyons d'analyser la pratique du télétravail dans une perspective de parcours de vie qui permet de structurer les différentes sphères qui constituent la biographie d'un individu (famille, éducation, travail, logement, etc.) et les événements clés qui peuvent conduire au télétravail.

Une première partie du projet analysera le Microrecensement mobilité et transports ainsi que l'Enquête suisse sur la population active. Nous organiserons ensuite une enquête représentative à l'échelle nationale (n=5 000) pour évaluer les pratiques de mobilité et de télétravail sur une base hebdomadaire et le choix des lieux de résidence et de travail. Enfin, 30 entretiens biographiques aborderont en détail les pratiques de télétravail et de mobilité.

Direct link to Lay Summary Last update: 14.12.2020

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Abstract

There is a wide political consensus on teleworking as a way to implement the transition towards sustainable mobility by decreasing the number of trips, congestion of infrastructures and energy consumption. But are things really obvious as far as the various forms of spatial mobility are concerned? In this research, we aim to develop a critical overview of the links between teleworking practices and residential and daily mobilities. We thus propose to assess the potential “space-time rebound effects” of teleworking. This project aims to answer three research questions:(1) "Where do people work?" This question is not as obvious as it appears at first sight. Trends such as the increase in commuting times and distances, the potential of digitalisation as well as economic restructuring (e.g. the transition to a knowledge economy) and changes in the labour market (e.g. short-term contracts, part-time jobs) show that the place where people work is being redefined. Three main forms of teleworking can be identified: Teleworking at home (including second home), itinerant telework (e.g. on a train), and teleworking in third-places (dedicated, such as coworking spaces, or not, such as cafés). The diversity of teleworking is further reinforced by the variety of geographical contexts, social and private situations, professional environments, etc. (2) "What are the effects of teleworking on everyday and residential mobility?" This raises the issue of a potential “space-time rebound effect”. In other words, reducing the frequency of commuting trips could generate other trends (e.g. a higher tolerance for commuting, an increase in trips for other motives, a trend towards multiresidentiality, a decrease in residential mobility). More specifically, we will study the role teleworking plays in the choice of both residential and work places, the trips that are avoided and/or made possible by teleworking and the overall balance of greenhouse gas emissions of both teleworkers and non-teleworkers.(3) "Why do people telework?" This question addresses the motivations, incentives and trade-offs that lead to teleworking as well as its temporality. We plan to analyze the practice of teleworking through a life course perspective as a way of structuring the different spheres that constitute the biography of an individual (e.g family, education, work, housing, etc.) and the key life events (e.g. starting a new job, starting a family, an event in the partner’s career) that may lead to teleworking.This project draws on the literature on mobilities studies and on the various forms of mobility at stake here (residential mobility, multiresidentiality, daily and temporary mobility). It is based on a mixed-method approach that combines the advantages of quantitative methods (e.g. measuring trends, comparing groups) and qualitative methods (e.g. understanding decision-processes). A first part will analyze the Mobility and Transport Microcensus and the Swiss Labour Force Survey. We then propose to organize a nation-wide representative survey (n=5,000) to assess mobility and teleworking practices on a weekly basis and the reasons for residential and workplace locations. Finally, 30 in-depth interviews will address location and mobility choices in detail through individual biographies and situations.While the various forms of teleworking are on the rise, very little is known - notably in Switzerland - about their impacts on residential choice as well as everyday and leisure mobility. As it stands, the project will bring crucial and new elements to a better understanding of the potential of teleworking to regulate mobility practices.
-