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Le phénomène du chalet suisse préfabriqué (1850-1930) : processus de production, déclinaison, diffusion

English title The phenomenon of prefabricated Swiss chalet (1850-1930): production process, declination, diffusion
Applicant Nerfin Pauline
Number 188236
Funding scheme Doc.Mobility
Research institution Centre Andre Chastel Laboratoire de recherche sur le patrioine français et l'histoire de l'art occidental
Institution of higher education Institution abroad - IACH
Main discipline Visual arts and Art history
Start/End 01.09.2020 - 31.08.2021
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All Disciplines (2)

Discipline
Visual arts and Art history
Architecture and Social urban science

Keywords (7)

swiss chalet; wood; prefabrication; architecture ; national identity; vernacular architecture; wood construction

Lay Summary (French)

Lead
Cette recherche porte sur le type du chalet suisse en tant que phénomène architectural et de production sérielle standardisée (préfabrication). Au XIXe siècle, il devient un produit de la suissitude, une image à valeur d’icône qui se diffuse internationalement. Une éclosion d’une multitude de petites entreprises de construction de chalets suisses, que l’on appelle des « fabriques », apparaît. Malgré sa success story, le chalet suisse, comme d’autres types d’architecture vernaculaire, est resté en marge de la « grande » histoire de l’architecture conventionnelle.
Lay summary

Contenu et objectifs du travail de recherche

Les études sur le chalet en tant qu’objet d’exportation et de préfabrication sont rares et lacunaires. Cette recherche se propose d’étudier quatre fabriques de chalets suisses ; trois établies en Suisse romande ainsi qu’une parisienne, car dès 1850, la capitale française a joué un rôle important dans le développement de ces entreprises. Cette recherche ambitionne d’offrir un éclairage sur cette production proto-industrielle de chalets, méconnue et méprisée, en apportant des données concrètes et complètes.

 Contexte scientifique et social du projet de recherche

Par cette recherche, un pan de l’histoire de l’architecture téléologique sera ainsi revisité. Des liens pourront être établis avec la construction actuelle ; en effet, la redécouverte et la revalorisation de ces chalets plus que centenaires a révélé qu’ils font montre de performances écologiques stupéfiantes, en termes d’isolation mais également d’impact carbone. Enfin, le thème du chalet possède une forte portée symbolique, une charge identitaire puissante dans un pays tel que la Suisse.

Direct link to Lay Summary Last update: 09.07.2020

Responsible applicant and co-applicants

Abstract

Résumé du plan de recherche Le présent plan de recherche propose, dans le cadre de ma thèse de doctorat intitulée Le phénomène du chalet suisse préfabriqué (1850-1930) : processus de production, déclinaison, diffusion, un projet de mobilité d’une année à Paris, de septembre 2019 à août 2020, grâce au soutien du FNS via le subside Doc.Mobility. Le projet est d’être accueillie par le prestigieux Centre André Chastel afin de mener à bien mon objectif scientifique, qui est de dépouiller un nombre conséquent de sources, dans différents lieux d’archives, essentielles pour ma recherche de doctorat. Ma thèse est dirigée par la Prof. Leïla el-Wakil à l’Université de Genève et porte sur le type du chalet suisse en tant que phénomène architectural et de production standardisée. Dès la fin du XVIIIe siècle, le chalet quitte sa tradition vernaculaire et son aire géographique d’implantation originelle, à savoir l’arc alpin, et devient un objet de mode et de convoitise auprès de l’aristocratie et de la haute bourgeoisie européenne. Au cours du siècle suivant il devient un produit de la suissitude, une image à valeur d’icône qui se diffuse internationalement. Je m’intéresse à un certain type de chalet suisse de cette période - à partir de 1850 -, celui qui est préfabriqué de manière sérielle grâce aux innovations techniques dans l’art du sciage du bois qui permettent l’éclosion d’une multitude de petites entreprises de construction de chalets suisses, que l’on appelle des « fabriques » . Les maîtres d’ouvrage achètent sur plans dessinés dans des catalogues, un chalet livré quelques semaines plus tard en kit par la voie du chemin de fer naissant. Si la littérature scientifique existe sur le thème du chalet en général, elle est mince et reprend souvent les mêmes poncifs. Quant aux études sérieuses sur le chalet, en tant qu’objet d’exportation et de préfabrication - mon objet de recherche - elles se comptent sur les doigts d’une main. C’est cette lacune scientifique que j’ai choisi d’explorer, en me basant essentiellement sur quatre études de cas : quatre fabriques de chalets suisses fleurissantes et actives durant plusieurs décennies. Trois d’entre elles sont déjà définies et sont en Suisse romande et pour ma quatrième étude de cas, j’ai choisi une firme parisienne car dès 1850 la capitale française a joué un rôle important dans le développement de ces entreprises de constructions. Sur place, je devrais donc réunir un ensemble de données sur ce futur quatrième cas d’études comme je l’ai déjà en partie réalisé pour les trois autres fabriques. Mes recherches ambitionnent d’offrir un éclairage sur cette production proto-industrielle de chalets, méconnue et méprisée en apportant des données concrètes et complètes tant en termes de la quantité, qui a été sous-estimée, qu’en termes de qualité constructive et esthétique. L’histoire de l’architecture conventionnelle et téléologique sera ainsi revisitée, en proposant de placer naissance de l’architecture industrielle près de cent ans avant celle, officielle, que l’on fait remonter à Jean Prouvé, dans les années 1950. De plus, la redécouverte et la revalorisation de ces constructions, soumises à l’« épreuve du temps » - des chalets centenaires toujours debout et aux performances écologiques incroyables - pourrait contribuer à la réflexion actuelle quant à la place du développement durable dans l’architecture.
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