Project

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Un empire de l'image pour une image de l'Empire. Les portraits des membres de la cour au service de la représentation du pouvoir impérial sous Napoléon Bonaparte, 1804-1815

Applicant Lamy Marie-Charlotte
Number 184316
Funding scheme Doc.CH (until 2020)
Research institution Section d'Histoire de l'Art Faculté des Lettres Université de Lausanne
Institution of higher education University of Lausanne - LA
Main discipline Visual arts and Art history
Start/End 01.09.2019 - 31.08.2023
Approved amount 246'564.00
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Keywords (8)

Image; Cour; Visual Studies; Pouvoir; Portraits; Représentation; Napoléon; Premier Empire

Lay Summary (French)

Lead
Afin de légitimer le nouveau pouvoir impérial, Napoléon Bonaparte instaura une cour. Sur ordre de l’Empereur, les vassaux étaient constamment engagés dans des actes de représentation jusqu’à constituer de véritables galeries de portraits. Contrairement aux précédentes monarchies, ce n’était plus la figure du souverain qui incarnait l’image de l’Empire mais les différents visages de ceux qui constituaient la cour impériale.
Lay summary

Ce projet démontrera que l’autorité conférée par la cour de Napoléon résidait dans le fait de représenter et d’être représentée. Pour cela, il se concentrera sur un artefact visuel parmi d’autres : le portrait. L’Empereur commanda des groupes d’effigies représentant des catégories spécifiques de sa cour pour les exposer dans ses palais. Si l’image des vassaux était entièrement soumise à Napoléon, elle fit également l’objet de transferts – sur des miniatures, des estampes, etc. – et connut une diffusion bien plus importante que celle de l'Empereur. 

Il s’agira d’étudier tant les effets du portrait que la place occupée par ce genre pictural dans la culture visuelle. Le recensement des effigies des vassaux, commandées par le gouvernement, constituera la première étape de ce projet, suivi d’une analyse de leur processus de commande et de leur iconographie. Finalement, un dialogue sera instauré entre le portait et l’image pour évaluer la circulation des portraits des membres de la cour dans l’imaginaire collectif.

Pour cerner l’usage social de ces portraits dans la fabrication visuelle du régime impérial, le projet se fondera sur des sources et intègrera les outils méthodologiques du récent champ interdisciplinaire des Visual Studies. Il contribuera ainsi à la culture visuelle du Premier Empire et aux études sur la représentation du pouvoir.

Direct link to Lay Summary Last update: 27.02.2019

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Scientific events

Active participation

Title Type of contribution Title of article or contribution Date Place Persons involved
Congrès annuel de l'Association d'art des universités du Canada Talk given at a conference Pour un fabrique visuelle de l'Empire napoléonien : les portraits des Altesses impériales au service du pouvoir 26.10.2019 Québec, Canada Lamy Marie-Charlotte;
Journée interdisciplinaires des étudiant.e.s du GRHS Talk given at a conference Un empire de l'image pour une image de l'Empire. Les portraits des membres de la cour napoléonienne, artefacts culturels du pouvoir 20.09.2019 Université de Montréal, Canada Lamy Marie-Charlotte;


Self-organised

Title Date Place
Histoire de l'art, culture matérielle et matérialité : questions et approches nouvelles 09.10.2020 Université de Lausanne, Switzerland

Abstract

Si Napoléon a jusqu’ici été considéré comme la personnification du corps politique impérial, la peinture qui manifesta par excellence son autorité - le Sacre peint par Jacques-Louis David en 1806-1807 - ne se limita pourtant pas à représenter sa seule figure, mais bien 163 autres. La constitution rigoureuse et contrôlée d’une cour devint indispensable pour affirmer l’homme qui réinstaura un pouvoir monarchique après les années révolutionnaires. Ce projet veut démontrer que cette dernière joua son rôle de soutien au trône impérial dans sa pleine représentation en incarnant l’image de l’Empire.Le dépouillement des collections, des fonds d’archive, des mémoires de contemporains et des journaux de l’époque révèle que les membres de la cour ne manquèrent pas de se faire représenter dans les arts jusqu’à constituer de véritables galeries de portraits dans les palais impériaux, et ce sur ordre de l’Empereur. La plupart de ces objets sont à ce jour négligés par la littérature ; quant à ceux qui ont été considérés, ils sont abordés de manière isolée quand bien même ils devaient fonctionner dans des ensembles. Afin de cerner l’usage social de ces portraits - qui demandent à être recensés - dans la politique impériale, cette étude se propose d’intégrer les outils et méthodes fournis par la discipline de l’histoire de l’art aux considérations développées par l’empire de l’image, à savoir le récent champ interdisciplinaire des Visual Studies, qui intègre au même niveau tout artefact - textuel, mental, matériel, conceptuel, corporel - construisant visuellement les sociétés.Au regard des différentes manifestations de visibilité de la cour napoléonienne, l’analyse des processus de commande, de l’iconographie, des usages et de la circulation des ensembles d’effigies qui constituent ce corpus témoignent que ces œuvres participaient à la volonté de constituer une institution curiale par l’image comme légitimation du pouvoir impérial. En considérant le genre du portrait comme artefact de la culture visuelle de l’Empire, l’étude de la représentation du pouvoir sera réévaluée, non seulement en intégrant tout medium, mais en la décentrant du seul souverain.
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