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Translation as Method: Relational Metaphysics for Postcolonial Times

Applicant Mercier Lucie
Number 155055
Funding scheme Doc.Mobility
Research institution Centre for Research in Modern European Philosophy (CRMEP) Kingston University
Institution of higher education Institution abroad - IACH
Main discipline Philosophy
Start/End 01.10.2014 - 30.11.2015
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All Disciplines (3)

Discipline
Philosophy
German and English languages and literature
Other languages and literature

Keywords (6)

translation; philosophy; postcolonial; relation; Michel Serres; Walter Benjamin

Lay Summary (French)

Lead
Depuis une vingtaine d’années, la critique postcoloniale et le problème de la mondialisation ont traversé l’ensemble des sciences humaines et des lettres, non seulement comme objet de recherche mais également comme transformation des méthodes. Dans ce contexte, le concept de traduction s’est imposé comme un opérateur théorique fondamental, tant en philosophie, littérature comparée, histoire, ou théorie sociale, que dans le champ émergent des « translation studies ». Effet de la globalisation tant « réelle » que « théorique », ce que nous pourrions nommer le paradigme translationnel semble permettre de redistribuer nombre de problèmes traditionnellement associés à la « différence culturelle », tels que l’opposition entre universalisme et relativisme, la comparabilité ou encore «l’eurochronologie ». Mais bien qu’orientés par des préoccupations analogues, ces usages du terme « traduction » demeurent largement hétérogènes entre eux.
Lay summary

Cette thèse propose de reconstruire ce débat d’un point de vue philosophique, en commençant par distinguer, à l’intérieur de la philosophie européenne moderne, deux généalogies distinctes du concept de traduction. Indépendemment de la tradition romantique ou phénoménologique, qui saisit d’abord la traduction à travers l’idée de culture comme formation (Bildung) et au prisme du rapport à l’autre, la traduction possède une généalogie relationnelle. Dans cette dernière, la traduction est d’abord une relation de transformation et ne se définit pas à partir de sujets ou de poles culturels préétablis. La thèse déploie ce second concept de traduction à travers les travaux de Walter Benjamin et de Michel Serres. De différentes manières, leurs réflexions sur la traduction sont toutes deux liées à la métaphysique de l’expression leibnizienne. Alors qu’ils la théorisent à partir d’objets très différents (l’oeuvre d’art et la science), ces auteurs pensent la traduction comme méthode interne ou autonome et l’associent à une critique de l’épistémologie. Un tel concept de traduction devrait nous ramener vers les approches contemporaines (“globale” ou “postcoloniale”) de la traduction, puisque ces dernières tentent d’articuler ensemble la spécificité historique et la possibilité d’une forme non-hégémonique de connaissance.

 

Direct link to Lay Summary Last update: 07.08.2014

Responsible applicant and co-applicants

Name Institute

Publications

Publication
Mathematical Anamneses
Mercier Lucie Kim-Chi (2019), Mathematical Anamneses, in Dolphijn Rick (ed.), Bloomsbury Publishing , London , 51-70.
Introduction to Serres on Transdisciplinarity
Mercier Lucie (2015), Introduction to Serres on Transdisciplinarity, in Theory, Culture & Society, 32(5-6), 37-40.

Scientific events

Active participation

Title Type of contribution Title of article or contribution Date Place Persons involved
Benjamin in Palestine: On the Place and Non-Place of Radical Thought, Reading Workshop Talk given at a conference Introduction to 'The Task of the Translator' 07.12.2015 Ramallah, Palestinian territory Mercier Lucie;
One-day Workshop on Fanon and Philosophy Talk given at a conference Response 20.11.2015 Londres, Great Britain and Northern Ireland Mercier Lucie;
Littérature et Géographie International Colloquium Talk given at a conference Translating between Varieties of Spaces: Michel Serres’ Early Works 12.03.2015 Lyon, France Mercier Lucie;


Abstract

In the last decades, the concept of « translation » has acquired a wide currency throughout the humanities and the social sciences, as a notion able to grasp the transfers, circulations, passages taking place between and across cultural, linguistic or historical borders. This thesis seeks to retrieve this debate from a philosophical standpoint, and starts by distinguishing between two different genealogies of the concept of translation in Modern European philosophy. Asides from its Romantic or phenomenological lineage, which grasps translation in relation to culture as formation (Bildung), translation possesses a "relational" genealogy, where translation is a transformation without teleology, yet with a systematic orientation. The thesis reconstructs this alternative concept through a parallel reading of Walter Benjamin’s and Michel Serres’ works on translation, contending that Leibniz’s relational metaphysics proved a crucial resource for both of them. Albeit reflecting on different objects (the work of art and the sciences) both authors converge in thinking translation as an internal or autonomous method. This brings us to the contemporary, postcolonial or global problem of translation, which undertakes to articulate questions of historical specificity with the possibility of a non-hegemonic form of knowledge.
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