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Nonexistent intentional objects and singular representations: An Analysis

English title Nonexistent Intentional objects and singular representations: An Analysis
Applicant Glauser Adrien
Number 152049
Funding scheme Doc.CH (until 2020)
Research institution
Institution of higher education University of Fribourg - FR
Main discipline Philosophy
Start/End 01.03.2014 - 28.02.2017
Approved amount 173'594.00
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Keywords (9)

ontology; philosophy of mind; philosophy of language; semantics; presuppositions; mental files; nonexistent objects; intentionality; singular thoughts

Lay Summary (French)

Lead
Concept crucial pour toute discipline qui vise à charactériser les aspects représentationnels des états mentaux comme la philosophie de l'esprit, la linguistique cognitive et plus généralement les sciences de l'information, le concept d' "objet intentionnel" s'emploie dès le Moyen-âge pour parler de quoi que ce soit, existant ou non, qui (i) occupe la position d'objet dans nos pensées et qui, dérivativement, (ii) contribue à la valeur sémantique des phrases exprimant ou attribuant ces pensées. Ce concept est au coeur d'une énigme toujours non résolue à ce jour: si un certain objet intentionnel n'existe pas, comment peut-il jouer ces deux rôles?
Lay summary
Si vous et moi admirons Les Dents du Midi, Les Dents du Midi sont l'objet de nos pensées respectives. Dans ce cas la communauté de nos pensées est un cas d'identité avec une entité concrète indépendante de notre esprit. En revanche, si nous lisons L'Enfer de Dante Alighieri, l'Enfer, pourtant objet de nos pensées respectives, n'existe pas en tant qu'entité concrète indépendante de l'esprit. Comment expliquer la communauté entre les deux pensées du second exemple, et comment la rapporter à la communauté du premier exemple?

Dès le 20e siècle de nombreux philosophes ont attaqué l'idée que certains objets intentionnels ne correspondent à aucune entité. Selon eux, dès lors qu'une chose occupe la position d'objet dans une pensée, elle est une entité. Selon eux la différence entre les objets intentionnels qui apparemment n'existent pas et ceux qui apparemment existent se situe au niveau des catégories de la réalité; ils diront que les objets intentionnels qui apparemment n'existent pas sont soit des entités ayant la propriété de ne pas exister, soit existent mais comme entités possibles ou ne possédant que des propriétés abstraites et équivalentes des propriétés des entités concrètes indépendantes de l'esprit.

Notre travail questionne cette l'idée. Dans un premier temps, nous montrons que l'explication de la communauté des pensées ayant le même objet ne requiert d'entité pour tenir ce rôle qu'à la condition de concevoir les pensées comme impliquant nécessairement une relation entre un sujet est un objet. Dans un second temps, nous montrons que la conception relationnelle des pensées est problématique et qu'une conception alternative permet d'expliquer avec uniformité la communauté de pensées ayant “le même objet”, que celui-ci existe ou non. Enfin, nous montrons que cette conception alternative permet de bâtir une sémantique des phrases d'attribution de pensées simple et répondant aux principes formels pertinents.
Direct link to Lay Summary Last update: 20.05.2017

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Scientific events

Active participation

Title Type of contribution Title of article or contribution Date Place Persons involved
Colloque international triennal de la Société de Philosophie Analytique (SOPHA) Talk given at a conference Mere intentional objects as abstractions from intentional acts 17.07.2015 Montréal, Canada Glauser Adrien;
Colloque inter-doctoral du Laboratoire "Logique de l'Agir" Talk given at a conference Objets de pensée inexistants et identité intentionnelle 02.04.2014 Besançon, France Glauser Adrien;


Abstract

Because they do not appear to fit in the extensional framework that contemporary philosophy has inherited from mathematics-inspired works in logics and formal semantics, nonexistent intentional objects have put philosophers in front of the following dilemma: either reject the framework along with the fruits it can harvest, or deal with nonexistent intentional objects in an intensional framework with all the ontological implications that follow from the adequate semantics (i.e. that nonexistents intentional objects form a kind of object that together share the property of not existing). However, this move may be premature if we can explain singular mental and linguistic representations by invoking mostly intrinsic properties of subjects plus their relations to their mental and extramental environments. Given the pervasive nature of intentional phenomena in thought, speech and communication, and given the importance of singular representations as the starting point of many action-oriented mechanisms, a study of nonexistent intentional objects is instrumental to extend our understanding of how minds work, both individually and in coordination. The insights to be gained from such a study may be precious for the philosophy of mind, ontology, semantics, cognitive linguistics and, possibly, artificial intelligence.
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