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Active Cognition and Organ Donations

English title Active Cognition and Organ Donations
Applicant Goette Lorenz
Number 137024
Funding scheme ProDoc
Research institution Département d'économie (DE) Faculté des Hautes Etudes Commerciales (HEC) Université de Lausanne
Institution of higher education University of Lausanne - LA
Main discipline Economics
Start/End 01.09.2012 - 31.12.2015
Approved amount 373'824.00
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Keywords (3)

organ donation; decision theory; behavioral economics

Lay Summary (French)

Lead
Lay summary

Que pensez-vous du don d'organes? Est-ce que vous portez une carte de donneur sur vous? Avez-vous déjà discuté de la problématique du don d'organes avec votre famille ou vos amis? Les transplantations d'organes représentent une méthode efficace pour traiter certaines maladies et constituent souvent le dernier espoir pour un patient: en augmentant son espérance de vie ou en améliorant sa qualité de vie (voir par exemple Bucuvalas et Ryckman, 2002 ; Bunzel et Laederach-Hofman, 2000). En revanche, la pénurie due à l'insuffisance de dons d'organe limite sérieusement et diminue considérablement la possibilité de recourir aux transplantations. En Suisse, près de 1000 patients sont en liste d'attente d'un organe mais seule la moitié a pu bénéficier d'une greffe (Swisstransplant, 2009)

 

La décision de devenir donneur d'organes semble particulièrement difficile à prendre. En effet, il faut évaluer les conséquences d'un engagement dans une activité pro-sociale telle que le don d'organes sur son propre bien-être mais également sur celui des proches. Le plus souvent, nous ne prenons pas de décisions et remettons le sujet à plus tard. Pourquoi? Doit-on privilégier une intervention étatique pour faciliter le processus de décision? D'après le modèle standard, les individus cherchent à maximiser leur utilité en tenant compte d'une série de contraintes. Il est implicitement fait l'hypothèse que les individus ont connaissance de leur utilité pour chaque séquence d'action et, par conséquent, sont parfaitement capables de maximiser leur utilité (Stigler et Becker, 1977). Il en résulte qu'une intervention étatique n'apporte aucun intérêt aux individus dans leur processus décisionnel. Cette hypothèse s'avère être très utile pour les biens que les individus consomment régulièrement.

 

Cependant, une vaste catégorie de biens, dont le don d'organes, ne partagent pas cette propriété. C'est précisément pour ces biens en question que les individus doivent entrer dans un processus de "cognition active" pour découvrir leur préférences (Carroll et al., 2009). Dans le cas du don d'organes, les personnes doivent imaginer et penser à leur propre mort avant de décider de se procurer une carte de donneur. Quand bien même une personne décide de le faire, il faut que la famille ou les proches en aient également connaissance. En effet, le défaut de communication de l’information entre le donneur et sa famille est l'une des causes majeures du manque de dons (Martinez et al., 2001).

 

Dans notre projet, nous développons un modèle théorique de décision en présence de cognition active et le testons empiriquement. La partie principale de notre projet sera dédiée à une expérience à grande échelle, en collaboration avec l’association Swisstranplant:

 

  • Nous manipulons la cognition active quant au don d'organes en poussant la moitié des participants à réfléchir activement sur la thématique.

 

  • Nous croisons ce traitement avec un supplément d'information que la moitié des participants obtiendra après la manipulation cognitive.

 

  • Nous mesurons ex-post la propension des participants à obtenir une carte de donneur et leur tendance à discuter de sujets décisionnels post-mortem avec leur famille.

 

Cette expérience nous permettra de mesurer les effets comportementaux à court et à long terme. Nous allons également développer un modèle formel de cognition active et utiliser les variations aléatoires obtenues lors de l'expérience pour estimer structurellement les paramètres.

Direct link to Lay Summary Last update: 21.02.2013

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Associated projects

Number Title Start Funding scheme
141767 Understanding Motivations to Donate Blood: The Role of Habits, Image, and Social Networks 01.02.2013 ProDoc

Abstract

What do you think about organ donation? Do you carry a donor card? Have you ever talked about organ donation to your family and friends? Organ transplants represent a cost-effective therapy for many diseases, and are often the last hope for a patient, increasing the life expectancy and improving quality of life. But shortages in organ donations severely limits the availability of transplants. In Switzerland alone, almost 1000 patients were on the donor waiting list, twice as many as had received a transplant in one year. Decisions like choosing to be an organ donor seem to be particularly difficult to make. One has to appraise the consequences of the decision to engage in pro-social activities, such as organ donation, on one's own utility and that of others. We often simply do not decide or procrastinate such decisions. Why? Should the policy maker intervene to facilitate the decision process? According to the standard model, individuals maximize utility subject to constraints. It is implicit that individuals know their utility in every possible course of action and thus can effectively maximize utility. Therefore government intervention to facilitate the decision process would offer no benefits to the individual. This is a useful working hypothesis for goods that individuals consume on a regular basis. But many important applications, including organ donations, do not share this property. It is exactly in such instances that individuals need to engage in active cognition to find out their preferences. Individuals have to imagine the event of their own death and decide whether to get a donor card. Even if an individual decides to carry a donor card, this also needs to be communicated to family members, as failure to inform one's relatives is a leading cause of failures of organ donations.In this project, we will develop a decision-theoretic model of active cognition and test it empirically. The core of our project consists of an empirical test of the mechanism of active cognition in a large-scale field experiment at the University of Lausanne, in cooperation with Swisstransplant: - item We manipulate active cognition on organ donation by engaging half of the participants in an active deliberation of the subject. As a control, we provide an alternative manipulation of active cognition on an unrelated health topic to the other half of the participants.- We cross this treatment with the provision of supplementary information on organ donation subsequent to the manipulation.- We measure the individuals' propensity to obtain an organ donor card, and to talk to their relatives about their decision regarding post-mortem decisions. The experimental setup allows us to estimate the reduced-form behavioral effects in the short and long run. We will also develop a formal model of active cognition, and use the randomized variation to structurally estimate its parameters. This project offers the opportunity to participate to two graduate students. They will be able to participate in a research project with excellent publication prospects. Combined with the courses offered as part of the International Doctoral Program in Health Economics, they have the opportunity to become promising young scholars.
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