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Psychologie morale, rationalité pratique et liberté dans la philosophie du 17e et du début du 18e siècle

English title Moral psychology, pratical rationality and freedom in 17th and early 18-th century philosophy
Applicant Glauser Richard
Number 132075
Funding scheme ProDoc
Research institution Institut de philosophie Faculté des lettres Université Neuchâtel
Institution of higher education University of Neuchatel - NE
Main discipline Philosophy
Start/End 01.03.2011 - 31.12.2014
Approved amount 214'547.00
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Keywords (8)

faiblesse de la volonté; acrasie; action; désir; jugement pratique; philosophie moderne; rationalité pratique; volonté

Lay Summary (French)

Lead
Lay summary
Le problème de l'acrasie dans la philosophie du 17e siècle s'inscrit dans le domaine de la psychologie morale - la conjonction de ce qu'on appelle aujourd'hui la philosophie de l'action et la philosophie de l'esprit considérée dans sa dimension pratique - en s'attachant à l'étude d'une problématique touchant la rationalité pratique et la liberté. L'objectif principal de cette recherche est l'étude approfondie du phénomène de l'acrasie tel qu'il est traité chez les philosophes modernes: Descartes, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Locke et Leibniz. Certains acceptent l'acrasie comme une réalité psychologique, d'autres cherchent à démontrer qu'un tel phénomène est psychologiquement impossible. Nous examinerons en détail les rapports entre l'entendement, la volonté, le jugement et le désir dans leur dimension pratique. La problématique de l'acrasie ayant un lien étroit avec la question de la liberté, une étude des positions de ces philosophes sur la liberté s'inscrira également dans cette recherche. La bibliographie critique sur la question de l'acrasie à l'époque moderne laisse amplement la place à une recherche approfondie sur l'ensemble de cette période, car nous ne trouvons pas de littérature traitant de manière systématique de ce phénomène chez les philosophes du 17e siècle, mais uniquement des articles ou des chapitres isolés, traitant le plus souvent la question chez seulement un philosophe, rarement chez deux. Nous trouvons diverses controverses concernant les positions des philosophes sur la question de l'acrasie (cf. infra, point 2.1), sur lesquels nous prendrons position de manière argumentée. Les enjeux théoriques que notre recherche doit explorer sont plus considérables que ne le laisserait supposer, de prime abord, le nombre de pages consacrées explicitement à la question de l'acrasie. En effet, nous voulons démontrer que le fait que chaque auteur accepte ou refuse la réalité psychologique de ce phénomène dépend d'un certain nombre de prémisses philosophiques importantes propres à sa psychologie morale et/ou à sa métaphysique, prémisses qu'il s'agira de dégager, d'expliciter et d'analyser. Une telle recherche apporte une contribution originale et approfondie à - et vise à combler d'importantes lacunes dans - notre compréhension de la rationalité pratique au 17e siècle. Nous procéderons en combinant une analyse systématique de notre objet à une contextualisation historique (cf infra point 2.3 partie B).
Direct link to Lay Summary Last update: 21.02.2013

Responsible applicant and co-applicants

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Scientific events



Self-organised

Title Date Place
Theories of Emotion in Early Modern Philosophy 22.03.2013 Neuchatel, Switzerland
Normes, Vertu et Autonomie dans la philosophie des 17e et 18e siècles 27.10.2011 University of Neuchatel, Switzerland
Emotions, volonté et vertu dans la philosophie moderne 26.09.2011 University of neuchatel, Switzerland

Associated projects

Number Title Start Funding scheme
129752 Imagination, Emotion and Value 01.01.2011 Project funding
67769 Le problème de Molyneux au 18e siècle. 01.10.2002 Project funding
118623 Mind, Normativity, Self and Properties 01.10.2007 ProDoc

Abstract

1. Résumé du plan de rechercheLa présente recherche, Psychologie morale, rationalité pratique et liberté dans la philosophie du 17e et du début du 18e siècle, qui coïncide thématiquement avec des recherches menées par le requérant depuis quelques années, est un nouveau projet, conçu pour faire commencer deux thèses de doctorats. La contribution du requérant est la rédaction d’un livre sur la liberté et la rationalité pratique chez Locke. Une des deux thèses de doctorat portera sur l’œuvre d’Anthony Collins et sa discussion du problème de la liberté dans le contexte de la philosophie britannique du 17e et du début du 18e siècle. Aucun poste d’assistant n’est demandé pour cette thèse. L’autre thèse de doctorat, pour lequel est demandé un poste d’assistant à 100%, portera sur Le problème de l’acrasie dans la philosophie du 17e siècle. Comme le poste d’assistant demandé ne concerne que cette seconde thèse, c’est le projet de cette thèse que nous présentons dans le présent résumé et aux points 2.1 et 2.3 - 2.4 infra. Le projet de thèse Le problème de l’acrasie dans la philosophie du 17e siècle s’inscrit dans le domaine de la psychologie morale en s’attachant à l’étude d’une problématique touchant la rationalité pratique et la liberté. Par « psychologie morale » nous entendons la conjonction de ce qu’on appelle aujourd’hui la philosophie de l’action et la philosophie de l’esprit considérée dans sa dimension pratique. La psychologie morale rencontre inévitablement des questions d’ordre métaphysique sur la nature, l’étendue et les limites de la liberté, qu’il s’agira de mettre en lumière et de traiter de manière pertinente pour notre objet d’étude. L’objectif principal de cette recherche est l’étude approfondie du phénomène de l’acrasie tel qu’il est traité chez les philosophes modernes (17e siècle). Nous analyserons les positions de Descartes, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Locke et Leibniz sur l’acrasie parce qu’ils traitent de ce phénomène psychologique, que l’on exprimait au 17e siècle par la célèbre phrase d’Ovide « Video meliora, proboque, deteriora sequor ». Certains de ces philosophes acceptent l’acrasie comme une réalité psychologique, d’autres cherchent à démontrer qu’un tel phénomène est psychologiquement impossible. Afin d’atteindre notre objectif, nous examinerons en détail les rapports entre l’entendement, la volonté, le jugement et le désir dans leur dimension pratique. La problématique de l’acrasie ayant un lien étroit avec la question de la liberté, une étude des positions de ces philosophes sur la liberté s’inscrira également dans cette recherche.La bibliographie critique sur la question de l’acrasie à l’époque moderne laisse amplement la place à une recherche approfondie sur l’ensemble de cette période, car nous ne trouvons pas de littérature traitant de manière systématique de ce phénomène chez les philosophes du 17e siècle, mais uniquement des articles ou des chapitres isolés, traitant le plus souvent la question chez seulement un philosophe, rarement chez deux. Nous trouvons diverses controverses concernant les positions des philosophes sur la question de l’acrasie (cf. infra, point 2.1), sur lesquels nous prendrons position de manière argumentée. Les enjeux théoriques que notre recherche doit explorer sont plus considérables que ne le laisserait supposer, de prime abord, le nombre de pages consacrées explicitement à la question de l’acrasie. En effet, nous voulons démontrer que le fait que chaque auteur accepte ou refuse la réalité psychologique de ce phénomène dépend d’un certain nombre de prémisses philosophiques importantes propres à sa psychologie morale et/ou à sa métaphysique, prémisses qu’il s’agira de dégager, d’expliciter et d’analyser. Une telle recherche apporte une contribution originale et approfondie à - et vise à combler d’importantes lacunes dans - notre compréhension de la rationalité pratique au 17e siècle. Nous procéderons en combinant une analyse systématique de notre objet à une contextualisation historique (cf infra point 2.3 partie B). D’une part, nous analyserons de manière rigoureuse le phénomène de l’acrasie et ses mécanismes chez chaque philosophe à l’aide d’outils tels que des classifications, définitions, comparaisons et descriptions précises ; d’autre part, nous situerons le débat dans son contexte historique en restant réceptifs à l’ancrage de notre problématique dans la philosophie antérieure au 17e siècle. L’ensemble de cette méthodologie nous permettra d’expliciter la position de chacun des philosophes qui nous intéressent sur l’acrasie ainsi que les liens que cette position entretient avec la psychologie morale et la métaphysique de son auteur.
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