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Réseaux sociaux, mobilités spatiales et inégalités de genre

Applicant Kaufmann Vincent
Number 113693
Funding scheme Project funding (Div. I-III)
Research institution Laboratoire de Sociologie Urbaine EPFL - ENAC - IA - LASUR
Institution of higher education EPF Lausanne - EPFL
Main discipline Sociology
Start/End 01.10.2006 - 31.05.2010
Approved amount 135'253.00
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Keywords (4)

Family; Mobility; Space; motility

Lay Summary (French)

Lead
Lay summary
Réseaux sociaux, mobilités spatiales et inégalités de genre 1. Résumé du plan de recherche Le potentiel de mobilité ou « motilité » d’une personne devient une dimension essentielle de son insertion sociale. La recherche que nous proposons vise à explorer les liens entre la mobilité spatiale, le capital social et le fonctionnement familial. Plus précisément, elle part des trois types de rapports à l’espace que dessinent les réseaux sociaux et la motilité : (1) la logique de « réversibilité » de l’espace où le maintien d’un réseau social fortement ancré localement s’accompagne de mobilités spatiales visant annuler le plus possible les effets des déplacements sur l’insertion sociale ; (2) la logique de « récursivité » de l’espace où chaque expérience de mobilité spatiale enrichi le réseau social par agrégation, (2) la logique de « l’irréversibilité » spatiale où chaque mouvement dans l’espace s’accompagne d’une recomposition spatiale du réseau social avec abandon du réseau antérieur. Ces trois types nous permettent de poser cinq hypothèses, que nous présentons succinctement ici:H1 : Les trois rapports à l’espace, soit ceux de l’irréversibilité, de la réversibilité et de la récursivité, sont associés à des formes spécifiques de capital social.H2 : Lorsque l’irréversibilité, la réversibilité et la récursivité s’associent respectivement à un capital social de type « pont » fondé sur les liens faibles, à un capital social type « chaîne » fondé sur les liens forts et à un capital social « chaîne-pont » fondé sur la combinaison des liens forts et faibles, la mobilité spatiale est bien vécue.H3 : Les autres combinaisons entre rapports à l’espace et formes de capital social sont sources de conflits, de stress ou d’insatisfactions.En ce sens, elles peuvent être considérées comme dissonantes. Elles peuvent apparaître au sein d’un couple entre les partenaires, ou/et pour une personne entre sa pratique de l’espace et ses relations sociales, et sont exacerbées par la présence d’enfants par le biais de l’ancrage spatial auxquels ils obligent.H4 : Les trois rapports à l’espace décrits sont associés aux inégalités de genre. La logique spatiale de la réversibilité est plus masculine, elle est la plus inégalitaire car elle suppose l’absence physique du partenaire et donc une impossibilité de partage des tâches au quotidien. La logique spatiale de l’irréversibilité est plus féminine, caractérisée par une insertion forte dans la proximité spatiale, elle est associée à la présence d’enfants.H5 : Les relations entre rapports à l’espace et formes de capital social, leurs effets en termes de stress, de conflits et d’inégalités de genre sont fortement contextualisés, d’une part par l’équipement du quartier de domicile en aménités et services (comme des crèches, restaurants scolaires, etc.) et d’autre part par l’accessibilité de ce même quartier par les différents moyens de transport.Le test des cinq hypothèses sera effectué à partir de deux bases de données quantitatives complémentaires : l’enquête ad-hoc du programme de recherche européen JobMob and Famlives et l’enquête MOSAiCH 2005, comprenant le volet suisse de l’enquête annuelle ISSP. La recherche proposée dure 36 mois, elle permet d’assurer un poste d’assistant doctorant à 50% pour M. Gil Viry.
Direct link to Lay Summary Last update: 21.02.2013

Responsible applicant and co-applicants

Employees

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