Publikation

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Originalbeitrag (peer-reviewed)

Zeitschrift Communication & langages
Volume (Issue) 187
Seite(n) 47 - 68
Titel der Proceedings Communication & langages
DOI http://dx.doi.org/10.4074/S0336150016011042

Abstract

La Une de l’édition de Charlie Hebdo, parue une semaine après l’attentat qui a frappé sa rédaction en janvier 2015, pose une épineuse question : est-il possible de séparer la caricature du blasphème ? Complétant, sur les plans sémantique et sociologique, les analyses pragmatiques du blasphème proposées par Jeanne Favret-Saada, cet article aborde la tension entre le proche et le politique qui caractérise la caricature. La caricature peut en effet s’inscrire dans deux registres différents, celui, affectif, du proche et celui, critique, de la dégradation. Dans le cas de la figuration des personnages publics, la dégradation joue une fonction politique, liée à la critique du pouvoir. L’analyse de la conférence de presse durant laquelle Luz présente Mahomet en couverture est l’occasion de revenir sur cette tension entre critique et attachement, et permet d’aborder l’emprise problématique que peut exercer la dénonciation du « blasphème » sur la structuration pluraliste d’un espace public.
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