Lead
La plaine abyssale est hétérogène structurellement et écologiquement, et riche en espèces et en fonctions biologiques dont l’importance reste à estimer. Pourtant, elle est menacée par des projets miniers visant les nodules polymétalliques formés par des milliers d’années de stabilité environnementale. Les méthodes d’extraction destructives vont modifier l’habitat de façon irréversible mais leur impact sur la biodiversité globale est imprévisible. Celle-ci peut être mesurée par approche métagénomique, en séquençant l’ADN contenu dans des nombreux échantillons de sédiment et en analysant les génomes des organismes qui font les communautés biologiques de l’écosystème.

Lay summary

Objectifs de recherche

 

L’objectif principal est d’identifier les déterminants taxonomiques (espèces et groupes d’espèces) et fonctionnels (gènes et métabolismes) qui caractérisent les écosystèmes à nodules, afin de mettre au point des outils de surveillance de la biodiversité abyssale qui répondra aux perturbations. Par ailleurs, la distribution spatiale de l’ADN environnemental sur la plaine abyssale sera modélisée pour affiner l’interprétation des données de séquençage.

Contexte scientifique et sociétal

 

Les résultats feront office de référence pour la biodiversité abyssale avant exploitation industrielle et aideront à définir des réserves naturelles, tandis que de nouvelles ressources bioinformatiques et statistiques seront développées pour l’analyse ADN des grands fonds marins. Le projet s’inscrit dans un programme de recherche environnementale impliquant des chercheurs à l’origine d’efforts majeurs en matière de régulation (Lisa Levin, SCRIPPS, dosi-project.org) et d’analyse moléculaire pour la biosurveillance (Jan Pawlowski, UNIGE, snis.ch) et la microbiologie moderne (Rob Knight, UCSD, earthmicrobiome.org).