Lead
Les plantes, quand elles sont attaquées par les herbivores, crient à l'aide, et libèrent des odeurs qui signalent la présence de l'herbivore aux prédateurs. À ce jour, on ne connaît pas si les différences dans «cri de détresse" proviennent de changements dans l'habitat ou d'autres caractéristiques biologiques de la plante. Avec ce projet, nous allons aborder cette question en utilisant les gradients altitudinaux comme en guise de laboratoires écologiques naturels.

Lay summary

Les plantes et les herbivores constituent plus de la moitié de la biodiversité des macro-organismes sur terre. Par conséquent, une meilleure compréhension de l'évolution des défenses des plantes contre leurs herbivores est centrale pour notre compréhension de la biodiversité et l'interaction des espèces, ainsi que pour mieux gérer les insectes nuisibles dans les agro-écosystèmes. Lorsque les plantes sont attaquées, vu qu’elles ne peuvent pas s’échapper,  elles se défendent par différents moyens, y compris l'attraction de prédateurs ou parasitoïdes des en produisant des composés organiques volatils (c.-à-odeurs). Ce phénomène a été dénommé «défense de la plante indirecte». Avec ce projet, nous cherchons à mesurer l’attraction des prédateurs dans le sol après des dommages par des herbivores racinaires. Nous allons utiliser les gradients d'altitude dans les Alpes comme un «laboratoire naturel» pour créer des variation de température et de précipitations, ainsi que pour créer un substrat de variation naturelle de la pression des herbivores. Spécifiquement, nous visons à évaluer si, basée sur différents facteurs abiotiques et biotiques, les plantes peuvent s’adapter et moduler la façon de comment les prédateurs sont attirés. Par exemple, nous nous attendons à ce que à haute altitude, où la pression des herbivores est faible, les plantes produisent moins d'odeurs que à basse altitude.