Lead
SynthèseLe risque de développer un cancer augmente de façon exponentielle avec le vieillissement. Cette étude est focalisée sur le rôle du micro-environnement de la tumeur dans ce contexte, à l'interface entre vieillissement et développement du cancer.ObjectifsNous allons tester un modèle de co-évolution cancer/ stroma avec CSL et p53, comme facteurs de co-détermination et explorer la signification clinique des résultats. Le contexte socio-scientifiqueL’augmentation du cancer dépendant de l’âge et des tumeurs épithéliales récurrentes sont les principales causes de morbidité et de mortalité. Notre travail sur ce sujet est d'une capitale, car il peut conduire à de nouvelles approches préventives et thérapeutiques.

Lay summary

Les interactions épithélio-mésenchymateuses  jouent une fonction déterminante dans la morphogenèse de l’organe, l’homéostasie cellulaire et la carcinogenèse. La voie de signalisation Notch est une forme importante de communication inter-cellulaire qui joue un rôle capital dans le contrôle de la détermination du destin cellulaire.

Le rôle de cette voie dans le tissu épithélial d'organes comme la peau, est maintenant bien établi.

Dans nos précédents travaux, nous avons démontré que cette voie agit en tant que suppresseur de tumeur également dans le compartiment mésenchymateux. Pour la poursuite de notre recherche, nous allons disséquer les mécanismes moléculaires sous-jacents, en nous focalisant sur CSL, un répresseur transcriptionnel et effecteur clé de l’activation de la voie de signalisation Notch, qui peut aussi fonctionner indépendamment de l’activation de Notch, par la liaison à d’autres facteurs de transcription et/ou des modulateurs de l’expression du gène. L’activation des fibroblastes associés au cancer  (CAFs) est liée à la senescence des cellules stromales et l’autophagie. Cependant, peu de choses sont connues sur la manière dont ces processus sont contrôlés en général.  Nous allons donc tester l’hypothèse selon laquelle CSL agit comme régulateur négatif de ces processus par le biais d’interactions fonctionnelles et biochimiques avec d’autres protéines cellulaires clés, particulièrement p53.