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La population générale âgée de 65-70 ans vivant à Lausanne a une fréquence élevée de surpoids et d’obésité, ainsi que des critères de fragilité (surtout la faiblesse de la main) dans un quart des cas.

Lay summary

Contenu et objectifs du travail de recherche

L’étude de cohorte Lc65+ suit depuis 2004 environ 1500 personnes provenant de la population lausannoise âgée de 65 à 70 ans. Les participants remplissent un questionnaire annuel et effectuent un examen tous les 3 ans.

La fragilité (2%) et la dépendance fonctionnelle (5%) sont rares à 65-70 ans, alors que les maladies chroniques (72%) et la pré-fragilité (26%) sont fréquentes (en particulier la faiblesse de la main, 14%).

Le surpoids et l’obésité sont très fréquents dans cette population (53% et 24% des hommes, 35% et 23% des femmes). Les personnes ayant un niveau d’éducation plus bas ou des difficultés financières mangent plus rarement des fruits et légumes et font moins d’activité physique que les autres.

Les gens prenant souvent les escaliers et portant des charges au quotidien sont plus minces que ceux qui évitent escaliers et charges, mais font du sport au moins une fois par semaine.

Dans les analyses sans ajustement, les personnes en surpoids et celles avec un tour de taille moyen (percentiles 25%-75%) en 2005 ont les taux de mortalité les plus faibles après 6 années.

Ce projet vise aussi à identifier les catégories de poids et de tour de taille les plus favorables au maintien de la mobilité et de l’autonomie après 6 ans de suivi.

Contexte scientifique et social du projet de recherche

Notre population vieillit et la fréquence de l’obésité augmente. L’obésité est associée à un risque élevé de maladies chroniques et de dépendances fonctionnelles. Après 65 ans, l’effet défavorable de l’obésité sur l’espérance de vie semble s’atténuer, et la perte de poids est un critère de fragilité selon les gériatres.