Project

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Présences astrologiques dans la glyptique de l’époque romaine. Fonctions identitaire, politique, médicale et magique

Applicant Spadini Fabio
Number 172012
Funding scheme Doc.CH
Research institution Institut des Sciences de l'Antiquité Université de Fribourg
Institution of higher education University of Fribourg - FR
Main discipline Archaeology
Start/End 01.03.2017 - 28.02.2021
Approved amount 254'874.00
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Keywords (3)

astrology; gylptics; history of religion

Lay Summary (French)

Lead
L’étude de l’astrologie au travers de la glyptique, c’est-à-dire des pierres gravées de l’époque romaine, permet non seulement d’analyser la réception et l’intégration de l’astrologie hellénistique au sein de la vie religieuse romaine, mais aussi de voir la réception des savoirs et des croyances liées à l’astrologie et d’examiner leur impact au niveau de la société de l’époque romaine impériale.
Lay summary

Contenu et objectifs du travail de recherche

L’astrologie a joué un rôle important dans les sociétés antiques, l’intérêt ici sera celui de comprendre la place occupée par l’iconographie astrologique dans la société gréco-romaine, de saisir les sources visuelles ou textuelles de cette iconographie, ses modes de transmission ainsi que sa signification identitaire, politique, médicale voir magique. L’analyse de ses développements et de ses variantes permettra d’établir à quel type d’utilisation ces objets personnels, c’est-à-dire les pierres gravées, étaient destinés.

Dans un premier temps il faudra étudier l’iconographie astrologique en général, deuxièmement l’intérêt sera porté sur l’identification de cette iconographie au sein de la glyptique pour ensuite analyser ses différentes fonctions (identitaire, politique, médico-magique) avant de terminer avec une synthèse.

 

Contexte scientifique et social du projet de recherche

Ce projet permet, en analysant l’apport de l’astrologie à une histoire de la philosophie, de la religion et de la médecine, de mettre en valeur l’importance de cette discipline dans différents domaines de la vie quotidienne, de la politique à la pratique médicale, en la réintégrant dans une histoire de la société gréco-romaine.

Direct link to Lay Summary Last update: 02.02.2017

Responsible applicant and co-applicants

Employees

Scientific events

Active participation

Title Type of contribution Title of article or contribution Date Place Persons involved
International Colloquim, Phallus in all its glory Individual talk Fertility on Magical Gems 11.10.2018 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
conférence de clôture du séjour à Heidelberg Individual talk Heaven on Stones : Astrology and Magical Gems 30.06.2018 Heidelberg, Germany Spadini Fabio;
Symposium Classicum Peregrinum, Blessings and Cures in Antiquity Individual talk Playing with Fate : Horoscope on Engraved Gemstones 21.06.2018 Lonato del Garda, Italy Spadini Fabio;
Journées d’étude ANHIMA Des animaux dans la nature : images antiques et médiévales Individual talk Animaux astrologiques dans la glyptique gréco-romaine 15.06.2018 Paris, France Spadini Fabio;
Formation doctorale EDOCSA Sur les traces de l’animal Individual talk Le signe du Cancer, un remède contre l’ophtalmie ? 04.06.2018 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Colloque international Nœuds et plis dans l’art Individual talk Nœuds astrologiques, entre divination et protection 25.05.2018 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Workshop : Philosophy, Astronomy, Astrology in Antiquity and Early Modern Times Individual talk Entre Antiquité et Renaissance : la production glyptique astrologique 23.05.2018 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Formation doctorale EDOCSA Le temps est un enfant qui joue Héraclite, fr. 52 DK Individual talk L’anneau zodiacal sur les gemmes d’époque gréco-romaine 01.03.2018 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Formation doctorale EDOCSA Iconographie: mode d’emploi III (théories et pratiques) Talk given at a conference Une iconographie astrologique problématique: le cas de la Vierge et des Jumeaux 08.12.2017 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Colloque ERC/CUS Jeu et apprentissage. Anthropologie historique. Mondes anciens et modernes Individual talk Des oracles ludiques 27.10.2017 Fribourg, Switzerland Spadini Fabio;
Women and Objects (EUGESTA) Individual talk Désir féminin ou masculin? Gemmes astrologiques et procréation 09.10.2017 Bâle, Switzerland Spadini Fabio;


Knowledge transfer events

Active participation

Title Type of contribution Date Place Persons involved
Présentation dans le cadre de la fête de la Science, Musée Lugdumun, Lyon-Fourvières Talk 11.10.2018 Lyon, France Spadini Fabio;


Abstract

Ce projet de recherche concerne l’étude de l’astrologie antique au travers de la glyptique de l’époque romaine. Le travail sera basé sur un catalogue typo-chronologique des sujets qui apparaissent sur les pierres gravées dans différentes configurations de l’époque tardo-républicaine (IIe s. av. J.-C.) au règne des Sévères (IIIe s. apr. J.-C.). Ce cadre spatio-temporel correspond à celui de la réception de l’astrologie en Italie, puis de l’intégration de sa pratique dans la vie religieuse et politique romaine. L’objectif est d’analyser les transferts, détournements et resémantisations iconographiques qui témoignent à leur niveau du phénomène de globalisation religieuse qui caractérise l’époque romaine impériale.La thèse se compose de quatre parties. La première partie est centrée sur l’étude de l’iconographie du zodiaque, grec et égyptien, en repartant des travaux de Hans Georg Gundel (1972, 1978, 1994). Nous nous intéresserons à ses développements à l’époque hellénistique, quand se fixe un modèle en forme d’anneau divisé en 12 sections, et à son passage sur le support miniaturisé des pierres gravées. En 1972, Gundel a établi un catalogue de référence de représentations du zodiaque sur différents supports, dont une petite série de pierres gravées. Maria Grazia Lancellotti (2007) et Simone Michel (2011) ont augmenté ce catalogue en posant les bases de nouvelles interprétations. Notre étude actualisera ce corpus iconographique en le complétant de manière exhaustive avec des documents méconnus ou récemment découverts. Sur les pierres gravées, il s’agira de différencier les représentations du zodiaque grec et égyptien, qui se composent tous deux de douze signes avec des variantes. L’identification de l’iconographie du zodiaque sera complétée par celle des décans, les trente-six maîtres des 360 degrés de l’écliptique zodiacale, associés chacun à des parties spécifiques du corps ; cette étude se fondera principalement sur une relecture de documents d’époque romaine impériale, comme les tablettes en ivoire de Grand (Abry 1993) la Tabula Bianchini, en marbre, découverte en 1705 sur l’Aventin à Rome (Boll 1903, 299-306), le disque en verre de l’oasis de Kharga (IIe-IVe s. apr. J.-C. ; Nenna 2003), comparés aux documents d’Egypte romaine tardive (plafonds de tombes et de temples, comme le pronaos du temple de Triphis et de Pan à Akhmîn) et aux inscriptions, comme sur la calotte astrologique récemment découverte à Chevroches (Devevey et al. 2007). Nous tenterons ainsi de définir les différentes formes de l’iconographie zodiacale et décanique et de retracer les étapes de sa réception à l’époque romaine.La deuxième partie définira les rapports entre les gemmes et l’astrologie, les signes zodiacaux et les décans, en distinguant astrologie grecque et égyptienne, et en identifiant les choix opérés par les graveurs. L’objectif est d’aboutir à une définition actualisée de la notion de « gemmes astrologiques ». Sur la base du corpus établi, nous examinerons de manière systématique l’appartenance ou non d’un motif iconographique à la sphère de l’astrologie. Notre recherche sera basée sur un réexamen des sources écrites, notamment des traités d’astrologie antiques (Aratus, Eratosthène, Manilius, Firmicus Maternus) et des mythographes (Ovide, Hygin), ainsi que sur les sources iconographiques comme les reliefs sculptés, tels le Zodiaque de Denderah (50 av. J.-C.) et le Temple d’Esna (Ier s. ap. J.-C. ; von Lieven 2000) ou les zodiaques, complets ou non, miniaturisés dans le monnayage, en particulier des souverains Séleucides du Ier s. av. J.-C., de l’époque d’Antonin (138-161 ap. J.-C.) et de la dynastie syrienne des Sévères (193-235 ap. J-C.). L’analyse croisera ces sources, textuelles et visuelles, afin de définir de manière précise et méthodologique le répertoire iconographique astrologique sur les pierres gravées. La troisième partie concerne l’interprétation des choix opérés par les graveurs et de la fonction des motifs astrologiques sur les gemmes. L’analyse sera basée sur trois groupes iconographiques principaux : les signes zodiacaux (les plus fréquents sont le Bélier, le Cancer, le Capricorne, le Scorpion et le Taureau), les représentations du zodiaque (grec ou égyptien) et les décans (seuls 12 des 36 décans apparaissent sur les gemmes), en tentant d’expliquer les raisons de leur représentation sélective. Trois fonctions feront l’objet d’une étude plus développée: identitaire (le signe ou la configuration se rapporte à un horoscope de naissance individuel), politique (le signe ou la configuration se réfère à l’horoscope d’une personnalité politique comme Auguste et le Capricorne), médicale et plus largement magique (la présence des signes et décans se réfère à la mélothésie, cette science qui les associe aux différentes parties du corps à des fins thérapeutiques, comme le Scorpion pour les maladies des organes génitaux, ou Chnoubis pour les maladies du cœur et de l’estomac).La quatrième et dernière partie établira une synthèse afin de définir la place occupée par l’astrologie dans les transformations religieuses de l’époque impériale romaine. L’impact des connaissances égyptiennes et juives dans la construction des schémas astrologiques est perceptible sur les gemmes de l’époque romaine. Nous replacerons l’étude de ce type de motifs dans le contexte plus large de ce que la communauté scientifique appelle aujourd’hui la « globalisation » des savoirs astrologiques à l’époque impériale, c’est-à-dire la circulation de savoirs partagés, diffusés par différents canaux dans l’ensemble du monde romain, comme les ouvrages de Manilius (9 ap. J.-C.) ou Firmicus Maternus (337 ap. J.-C.), ou les traités anonymes conservés sur des papyrus d’Egypte romaine (Jones 1999).
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